Comment dépolluer les sols pour faire de l’agroécologie ?

Mathieu Agriculture, Édition 2018, Île-de-France, Social

Mardi 24 Juillet, aux alentours de 17 heures 30 nous voilà arrivé chez les Fermiers de la Francilienne à Villetaneuse. Après une ballade, plus qu’urbaine, c’est le dépaysement complet. Un grand espace, que nous ne tarderons pas à visiter s’offre à nous. C’est Éloïse, agronome formée en agroécologie qui avec toute sa belle énergie s’occupe de nous accueillir et nous faire visiter l’ensemble du terrain et du projet.

Après les lapins, c’est avec « Tulipe », la vache laitière que nous faisons connaissance. S’ensuit une rencontre avec les cochons, les truies, les chèvres. « Cheval », le bouc est lui aussi présent, majestueux et qui part son nom est un support pédagogique humoristique pour les enfants en visite ne cessant de répéter « mais ce n’est pas un cheval, mais un bouc ». Effectivement ! Tous les animaux dont nous faisons la connaissance sont des animaux qui ont été recueillit parce qu’ils étaient maltraités ou saisi d’un abattoir, dont il fait d’autant plus sens de prendre soin pour des enfants vivant des difficultés au quotidien ou les personnes sous-main de justice travaillant dans la ferme.

Mais cet espace n’est pas seulement un espace de « zoothérapie » ou de « fermothérapie », il est également un espace agricole à penser. En effet, la suite de la visite concerne les terres qu’il est difficile d’exploiter tant elles sont polluées. Le comble pour une agronome : disposer d’une parcelle de terre généreuse mais inexploitable car dangereuse … Ce n’est pas sans compter sur l’ingéniosité et l’envie des personnes sur place qui inventent, testent chaque jour des alternatives à cet handicap : production hors sol, construction d’une serre, utilisation de champignons pour dépolluer… C’est finalement le champ des possibles.

Faire avec ce que l’on a, et ne pas limiter son imagination, voilà ce que nous apprend cette visite. Créée en Mars 2016, la ferme est aujourd’hui exclusivement aménagée avec des matériaux de récupération et de réemploi. Mais avant tout c’est un lieu ouvert à toutes et tous. Peuvent s’y croiser, des enfants du quartier qui y trouve un repère, des enfants parisiens venus en visite se reconnecter avec la terre et le monde animal, des salarié.es de plus ou moins grandes entreprises venues effectuer leur journée sociale d’entreprise, des personnes « sous-main de justice » qui viennent travailler chaque jour et faire vivre le lieu, des jeunes étudiants en éthologie, des alter touristes…

Alors pourquoi pas vous ?

Nolwenn