Une chouette percée jusqu’à l’écolieu de la Chouette Perchée

Loïc Consommation, Habitat, Nouvelle-Aquitaine

On raconte que cinq sédentaires et un chien, Sam, se sont ancrés là où une chouette s’est perchée, en plein Périgord Vert, à Saleix.

Ici, des âmes se rencontrent et fonctionnent ensemble…

En 2016, Manu rentre de voyages, galvanisé par ses rencontres à l’étranger. Il a derrière lui un parcours dans l’humanitaire.

Danielle, sa mère, vit dans la ferme familiale, à Saleix. Elle a stoppé l’activité de maraichage. La nature, luxuriante, a repris ses droits sur le vaste terrain. Il faut en faire quelque chose, sinon, on vend !

Alors, Manu se dit : « et pourquoi pas chez moi ? ».

Des rêves de communauté plein la tête, il décide donc d’impulser la création d’un éco-lieu où le respect du vivant, la bienveillance et la confiance en la Vie seraient les maitres mots.

Aujourd’hui, près de quatre ans plus tard, Manu, 42 ans, vit sur l’écolieu avec sa mère Danielle, 68 ans, Loïc, 32 ans, Kasia, 30 ans, et leur petite fille, Maona, déjà six dents.

Ils apprennent à être et à faire ensemble.

La communauté est autosuffisante en production de fruits et légumes, cultivés en bio. Ils s’approvisionnent dans un groupement d’achat pour les produits de base. Ils récupèrent l’eau de pluie qui alimente la maison de Danielle et la yourte de Kasia et Loïc. Manu, quant à lui, dort dans une tente en attendant de construire sa maison.

Le terrain n’est pour l’instant pas constructible. Ils espèrent donc avec hâte l’accord de la Mairie leur permettant de s’agrandir et d’accueillir cinq maisons, construites en périphérie du cœur de l’éco-lieu. L’espace leur fait du bien. Chacun doit pouvoir respirer.

Le climat qui règne ici est d’ailleurs primordial. Chaque semaine, le petit groupe se réunit pour la météo : celle de l’humeur d’une part et de l’organisation d’autre part. Chacun doit se sentir libre de pouvoir exprimer ce qu’il vit et ce qu’il ressent.

« La chouette perchée » est un lieu d’accueil : de volontaires, d’amis de passage, de voisins impliqués, de participants aux divers ateliers et stages proposés (yoga, chants sacrés, éco-construction etc.).

Pour les années à venir, le groupe a des projets plein la tête : construire un repair-café, une piscine naturelle, accueillir des groupes etc. ;  les bras grands ouverts ! Avec, toujours en toile de fond, l’envie de préserver l’énergie nécessaire à l’équilibre du lieu.

Clarisse