Le parc solaire de CéléWatt à Brengues

Mathieu Edition 2019, Énergie, Occitanie

De Salvezou à Brengues, une belle étape !

Après avoir fait la bringue hier soir, nous nous rendons à Brengues aujourd’hui. 57 kilomètres de prévus, plus de 60 à l’arrivée suite à un petit détour fort joli qui nous conduit à Lentillac du Causse pour la pause déjeuné bien mérité. L’après-midi est assez tranquille le long du Célé, même pas de pause fruits secs, juste une petite averse rafraîchissante. Sur le bord de la route, Pascale nous fait don de quelques grosses courgettes qui feront le bonheur des cyclistes affamés le soir venu. A deux pas du camping de Brengue où nous avons pu apprécier une bonne douche chaude, nous rencontrons quelques membres du collectif CéléWatt.

CéléWatt, l’énergie des citoyens

En 2016, la volonté de cinq habitants d’adapter à l’énergie le principe du circuit court a permis la création d’une Société Coopérative d’Intérêt Collective (SCIC) forte de 415 sociétaires à l’heure actuelle. Grâce à une gouvernance locale et citoyenne et un financement autonome, un parc solaire au sol a pu être installé en 2018. Les 862 panneaux qui le compose fournissent 350 000 kW à l’année, ce qui fait des 213 habitants les résidents d’une commune à énergie positive. L’énergie produite est vendue à Enercoop au prix fixe de 10cm du kW sur 25 ans.

Un, deux, trois parcs solaires

Très vite, une foule de mains se lèvent et les questions fusent dans tous les sens. Le problème de la reproductibilité d’un tel projet est abordé, car aujourd’hui Enercoop ne garantit plus un prix de rachat aussi élevé. Cela conduit à un rapide sondage sur le nombre de sociétaires Enercoop parmi nous (environ 50%) et de souligner l’importance de se fournir chez ce distributeur pour permettre à d’autres projets comme celui-ci de voir le jour. Car ce ne sont pas les projets qui manquent ! Le collectif souhaiterait construire deux autres parcs comme celui-ci, afin de pouvoir payer un salarié et ainsi décharger les bénévoles des nombreuses tâches qu’incombent un tel projet.

Au delà de l’électricité produite

L’impact sur la biodiversité n’a pas été mis de côté. Le parc a été implanté sur une ancienne décharge, ne prenant ainsi pas de terres arables. La commune a divisé par quatre sa consommation d’énergie pour l’éclairage public. Le maire du village, sociétaire convaincu, souligne ‘importance de la plus-value sociale de ce projet (et économique dans une moindre mesure). « Comme dirait le Colibri, j’ai fait ma part » conclut-il.

Théo