De Là-bas si j’y suis… à Ici on y reste !

Mathieu Agriculture, Edition 2019, Habitat, Lutte, Nouvelle-Aquitaine

Après un Cabaret Nomade à la salle du p’tit chat noir pour clore les deux journées d’étape au Théâtre de la Gargouille, la joyeuse équipe quitte Bergerac et longe la voie verte de la Dordogne.

Une école Montessori pour redynamiser un petit village

Pause « goûter » au village de Molières, une des bastides médiévales de la région, où nous sommes accueillis par l’association villageoise qui tente de répondre à la fermeture de l’école publique deux ans auparavant par la création d’une école Montessori afin de favoriser l’installation de nouvelles familles et redynamiser ce petit village néanmoins « cosmopolite »  puisqu’habité une partie de l’année par des néo-zélandais, sud-africains, anglais, allemands…

L’association va tester la viabilité du projet en ouvrant dès septembre 2019 des ateliers péri-scolaire Montessori. Elle a d’ores et déjà évalué qu’une telle ouverture pour scolariser moins de 10 enfants, espérée pour septembre 2020, reviendrait à 150 euros par famille ; l’animatrice serait payée au SMIC !

Une alternative assez coûteuse, de ce fait réservée à une certaine catégorie sociale !

Solidarité familiale au cœur d’un projet de transition

En fin d’après-midi, arrivée chez Françoise et Jean dont nous avons pu constater le dynamisme fédérateur dans leur périmètre de vie : un club cyclotouriste et un guide de leurs amis d’Alternatiba nous ont escortés jusqu’à leur maison où une ambiance de buffet champêtre auxquels ils ont convié des invités, nous attend.

Parmi les convives, un couple tout fraîchement débarqué dans un village voisin avec un projet d’installation autour d’ateliers de recyclage pour les personnes âgées en EPHAD ou handicapées.

Les présentations sont faites au briefing et le récit de cette aventure familiale commence : quelques années plus tôt, lors de leur départ en retraite, Françoise et Jean acquièrent cette maison et 5 hectares de terre agricole qu’ils souhaitent mettre à disposition de jeunes paysans en quête de lieu d’installation.

Or l’une de leur fille va proposer d’être ces jeunes néo-ruraux !

Le chantier d’une maison Ossature Bois, Isolation Paille/argile est donc en cours de réalisation et la petite famille occupe une yourte. La production maraîchère a débuté, elle sera commercialisée en circuit-court. Une partie de l’habitation déjà couverte en polycarbonate (matériau recyclable) fera office de serre pour les semis. Les autres productions ? Les ruches et les noyés ont déjà permis la récolte de 40 kilos de miel et de noix.

Basta capital

Le fils nous fait ensuite le récit de son aventure cinématographique. Le film de fiction qu’il a réalisé et pour lequel il a trouvé un producteur va sortir très bientôt. Une projection de Basta Capital ! aura d’ailleurs lieu le lendemain soir à la Ferme de Cagnolle, suivie d’un échange avec son heureux réalisateur !

Un rapide pitch ? Les patrons de plusieurs entreprises du CAC 40 sont pris en otage… à suivre !!!

Françoise confiera qu’avant de trouver « leur endroit » en Dordogne, elle avait été la propriétaire d’un café/salon de thé qui fut l’un des tout premiers repaires de Là-bas si j’y suis ! à Bègles !!!

Le militantisme… Une affaire de famille ?