Meuse : des antinucléaires manifestent pour dénoncer le transit de matière radioactive sur une entreprise de Void-Vacon

Mathieu Revue de presse

Des antinucléaires manifestent demain, à Void-Vacon, en Meuse, pour dénoncer le transit de matière radioactive sur une entreprise du secteur, filiale d’Areva.

Une action similaire avait déjà été initiée, en 2013, par la distribution de tracts aux automobilistes passant devant le site LMC. Photo d’archives ER

Une action similaire avait déjà été initiée, en 2013, par la distribution de tracts aux automobilistes passant devant le site LMC. Photo d’archives ER

Dans le sillage des groupes écologistes, dont le « camp antiautoritaire et anticapitaliste » qui s’installeront près du laboratoire souterrain de Bure, en août, et de la 8e édition de l’Alter Tour, qui rejoindra le même site meusien, le week-end prochain, des antinucléaires organisent des actions, ce mercredi 15 juillet, à Void-Vacon , toujours en Meuse.

Emmenés par le groupe de musiciens militants et leur « Halage du débat », les « Bure Haleurs », tout juste de retour de Notre-Dame-des-Landes, où le projet d’enfouissement des déchets nucléaires Cigéo (Centre industriel de stockage géologique) « est devenu cause nationale », plusieurs collectifs se sont donné rendez-vous devant la plateforme LMC (Le Maréchal Célestin), située sur la zone industrielle de Vé à Void-Vacon. « Une société, filiale d’Areva, installée en 2009, conçue à l’origine pour le transport de pièces de mécanique, à destination des centrales nucléaires. Mais qui, depuis deux ans, sert d’aire de repos pour des camions chargés de matière radioactive », explique Claude Kaiser, membre du collectif « Les Habitants vigilants de Void », en ajoutant : « Cette plateforme est à mi-chemin entre la Hollande et le site du Tricastin ». Evoquant ces fameux colis qui transitent par la Meuse, celui qui est également membre du NPA, révèle : « Il s’agit d’hexafluorure d’uranium UF6 qui n’est pas un produit hautement radioactif mais qui peut représenter un danger chimique en cas d’accident. » L’occasion de révéler : « Nous avons instauré une vigie pour observer les allées et venues des camions ».

A 16 h, devant la plateforme LMC

Aux côtés de plusieurs collectifs, parmi lesquels « Les Elus opposés aux déchets radioactifs » (EODRA), dont il est membre, ainsi que Bure-Stop, Bure Zone Libre, le VMC (Vladimir, Martine & Co), Claude Kaiser annonce que cette action est destinée « à expliquer aux habitants l’origine de l’implantation de la plateforme LMC : la population n’est pas informée. Tout se fait dans le plus grand secret. Rien n’est prévu en cas d’accident. La grande majorité des camions n’affiche pas le code des matières transportées. »

Une action similaire avait déjà été initiée, en 2013, par la distribution de tracts aux automobilistes passant devant le site LMC. A l’époque, un porte-parole d’Areva expliquait : « Les flux d’UF6 ont été mis en place afin de pérenniser l’activité du site et l’emploi local. Il y a une dizaine de transports par semaine. Ils ne restent que quelques heures à Void-Vacon. »

Quoi qu’il en soit, les antinucléaires se sont donné rendez-vous, demain, à 16 h, devant la plateforme LMC « pour une découverte du site puis une déambulation musicale dans les rues de Void-Vacon pour aller à la rencontre des habitants ». Avant un concert donné à 18 h, place Cugnot. Puis la projection du film « Poubelle la Vie », à 20 h, salle de la Codecom, 22 rue Louvière.

Une manifestation qui donnera l’occasion aux organisateurs de rappeler que « l’installation de la plateforme LMC a été créée dans le cadre de l’accompagnement économique du projet d’enfouissement de Bure ». Au moment ou ce projet a trouvé sa place dans la loi Macron.

Source : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2015/07/14/meuse-des-antinucleaires-manifestent-pour-denoncer-le-transit-de-matiere-radioactive-sur-une-entreprise-de-void-vacon