Une autre grande boucle – Mathieu Fromont, cycliste alternatif

Mathieu Édition 2014, Revue de presse

Mathieu Fromont, Franc-Comtois, fait du vélo dans un esprit « anti-compétitif ». Chaque été depuis 2008, il parcourt entre 1.000 et 2.000 kilomètres sur les routes françaises. Les 20 à 70 kilomètres parcourus chaque jour lui permettent de rallier des producteurs locaux à des associations et de dormir chez l’habitant.

Cette sorte d’anti-Tour de France porte bien son nom : l’AlterTour. C’est l’intérêt de Mathieu Fromont pour un mode de vie alternatif qui l’a mis en selle : « Au début, ça me paraissait insurmontable. Maintenant, le vélo est mon moyen de transport privilégié ».

Mathieu Fromont lors de l’AlterTour 2013. Photo Guillaume de Crop

« Le but c’est de se promener »

Le peloton de soixante randonneurs n’a rien de compétitif lui non plus : « On prend des petites routes. On ne roule pas en ligne droite car sinon on ne voit pas la richesse des paysages. On va à notre rythme en prenant le temps de discuter : le but, c’est de se promener. » La balade dure cinq semaines.

Mathieu Fromont, qui a vécu 12 ans à Besançon, est momentanément exilé à Clermont-Ferrand mais il espère rejoindre bientôt sa région d’origine. « La Franche-Comté, c’est très adapté au vélo. C’est vallonné, on ne s’ennuie pas. Je ne prends pas forcément les véloroutes, mais il y a plein de petites routes sympas. »

Il n’a pas encore poussé jusqu’à Budapest (la véloroute qui passe par Besançon y aboutit) mais cela pourrait être pour bientôt.

Direction La Rochelle

L’AlterTour a pris le départ dimanche de Saint-Etienne, alors que le « vrai » Tour, lui, pédalait entre Gérardmer et Mulhouse. De toute façon, Mathieu Fromont ne le regarde « jamais. » Vendredi, le trentenaire était serein : « Nous avons fait l’entretien général des vélos il y a quelques semaines ».

Pour toute caravane, deux véhicules, l’un pour les bagages, l’autre pour se reposer. Il restait seulement quelques coups de fil à des hôtes à passer. Avant le départ, Mathieu Fromont nous a déballé le contenu de ses sacoches : « Des habits de pluie, ça c’est très important ! Et quelques habits de rechange, comme trois ou quatre tee-shirts, un jean… et ma gourde, bien sûr. » L’arrivée aura lieu à La Rochelle le 17 août, après avoir fait des dizaines de rencontres et avoir emprunté plein de petites routes.

Laure DELACLOCHE

Source : l’Est Républicain