Le Centre d’Ailleurs les 18 et 19 juillet à Saint-Jean-Des-Ollières

Mathieu Auvergne-Rhône-Alpes, Édition 2014, Environnement

Centre d'ailleursIl y a quatre ans, l’humoriste « Chraz » rachète une ancienne colo. Il en fait un lieu rural culturel et de création artistique. « Le Centre d’ailleurs », association devenue en 2013 société coopérative d’intérêt collectif (Scic), est aujourd’hui un espace multi-activités. 2 associations en constituent l’ossature : « Territoires voyageurs », qui installe son chapiteau chaque année dans le parc du Centre, et le « Malela » (Mouvement d’absorption de l’Europe par l’Auvergne), producteur presque sérieux de contes et de spectacles humoristiques. À 40 kilomètres de Clermont-Ferrand, le Centre propose des événements culturels tous publics, une restauration locale et des hébergements de groupe. Après l’humoriste Didier Porte en 2011, le photographe Simon Mathey y a établi ses quartiers. Une activité de résidence artistique que la coopérative veut développer en privilégiant les « petites formes artistiques », type clowns. Les expositions d’arts plastiques sont également les bienvenues. Après
avoir hébergé l’AlterVillage d’Attac en 2012, le Centre d’ailleurs veut continuer à promouvoir les alternatives, notamment au travers du mouvement des « Villes en
transition ».

« Si les gens s’impliquent, c’est parce qu’on leur fait confiance »

« Nous sommes une coopérative. Nous avons une activité commerciale mais fonctionnons avec un esprit associatif et dans l’intérêt collectif. L’idée, c’est de mettre l’humain au centre du travail. Chez nous, il n’y a pas de système hiérarchique, les salariés et bénévoles actifs rendent des comptes à la coopérative et chaque salarié a une mission. Tout cela fonctionne sur la confiance. Si les gens donnent le meilleur d’eux-mêmes, s’ils sont impliqués, c’est parce qu’on leur fait confiance. Ce qui donne du sens à notre travail, c’est le contenu et la finalité que nous développons : la culture en milieu rural et la transition vers une société plus juste et durable. Mais le Centre manque de financements et il faudrait pouvoir rémunérer les salariés à leur juste valeur. Nous nous intéressons par ailleurs aux monnaies locales. Une idée serait de
donner une partie du salaire en monnaie locale et de développer ainsi les circuits courts. »

Astrid Joly, coordinatrice

Extrait du Recueil des Alternatives de l’AlterTour 2014, disponible dans le numéro de juin de la Revue Silence

L’AlterTour rendra visite au Centre d’Ailleurs les 18 et 19 juillet à Saint-Jean-Des-Ollières