Étape du 28 juillet : L’Écoquartier du Fief du haut-bourg, la Fédération Ecocitoyenne de Vendée et La Maison Neuve

Mathieu Non classé

Nous passons la Loire sur le Bac pour aborder la Vendée.

St-Philbert, ses maujettes et sa FEVE

Le midi, repas préparé par la Confédération paysanne (Denis Gaborieau) et la mairie de St-Philbert de Bouaine (Jean-Paul Deniaud, adjoint au maire), avec de fameuses maujettes.

La commune, passée de 2000 à 3000 habitants en dix ans, pourrait devenir une ville-dortoir, si les élus ne veillaient pas à préserver les terres agricoles en luttant contre la pression frontière. Un écoquartier est à l’étude, où l’on ne pourrait pas pénétrer en voiture (avantages : humaniser l’espace, densifier l’habitat), la géothermie est utilisées pour chauffer plusieurs bâtiments, la commune recourt à la phyto-épuration des eaux, a fait replanter haies et bosquets, dont la taille vient se mêler au compost apporté par 200 foyers du bourg, qui viennent 6 mois plus tard chercher du compost. Cette plateforme de compostage, que nous avons visité réduit les déchets de 20%. Avec la réduction à la source (moins d’emballages, etc.) au tri des ordures par les particuliers et à des centres d’enfouissement petits et relocalisés, c’est l’option la plus écologique et la moins coûteuse… Mais, étrangement, ce n’est pas l’option retenue par Véolia, son bureau d’étude Trivalis et les élus du Conseil Général…. qui proposent de tout mélanger dans les poubelles (plus nous trions, moins ils font d’affaires) et de retraiter les ordures ménagères dans des centres de tri mécano-biologiques. La Fédération Ecocitoyenne de Vendée (FEVE), que nous a présentée Paul Arrivé s’oppose à ce projet et développe un contre-projet dont l’expérience de St-Philbert démontre la crédibilité.

Soir : La Maison Neuve, Accueil Paysans de la Ferrière

Nous sommes tous des électrosensibles

Débat sur les dangers des ondes électromagnétiques avec Alexandre Rafalovitch, Anne Boury et Brigitte Bouteiller.

Comme le reste de la France, la Vendée est saturée d’ondes électromagnétiques (l’« électrosmog » créé notamment par les antennes relais, les téléphones portables et le Wi-fi). Or des expériences scientifiques ont montré que ces ondes, bien en dessous des seuils actuellement autorisés, activent la production de protéines de stress chez les tomates, rendent les souris stériles en cinq générations et ouvrent la barrière hémato-encéphalique… Certaines personnes, de plus en plus nombreuses, sont de véritables capteurs et sentinelles de cette pollution. Avec les normes actuelles d’émission (il faut impérativement descendre à 0,6 Volt par mètre voire 0,05 au lieu de 60V/m actuellement), ces personnes électrosensibles connaissent de graves troubles de santé, et vivent un enfer dans le monde Hi-Tech que nous avons fabriqué. Pour en savoir plus :

www.criirem.org
www.robindestoits.org