L’AlterTour a visité Douarnenez et le Cap

Mathieu Bretagne, Édition 2016, Revue de presse

Parti de Notre-Dame-des-Landes, le tour cycliste alternatif a fait étape, hier, à Douarnenez, après avoir traversé le Cap-Sizun.

Ils sont une cinquantaine à être partis à vélo le 10 juillet de Notre-Dame-des-Landes pour l’AlterTour 2016, qui se terminera le 21 août. On y croise des Français, des Suisses, Belges, Espagnols : en commun une bonne humeur et l’envie de partager une belle expérience de rencontres. Depuis 2008, l’AlterTour parcourt différentes régions de France chaque été.

L’AlterTour, c’est quoi ?

Un parcours à vélo itinérant accessible à tous. Les participants inscrivent le nombre de jours à leur convenance. Les Altercyclistes rencontrent des personnes porteuses d’alternatives concrètes dans un but d’échange et d’enrichissement mutuel dans tous les domaines de l’agriculture, l’environnement, le social ou bien encore culturel.

« Nous cherchons avant tout à proposer un mode de vie alternatif, explique Isabelle de Loenzien, l’une des reponsables de l’aventure. On veut proposer autre chose que ce dopage généralisé, pas seulement dans le sport, mais aussi financier, social, environnemental. Ce mouvement est très militant mais apolitique. Le tour est ouvert à tous, on ne prêche pas une seule bonne parole. »

Cap-Sizun et Douarnenez

Hier, une vingtaine de cyclistes sillonnait le Cap-Sizun, et ne passait pas inaperçue avec quelques drapeaux où s’inscrivait l’opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou anti-OGM.

Lundi, ce petit groupe, détaché de la caravane principale de l’AlterTour, a participé à une randonnée pédestre qui retrace le projet de centrale nucléaire le long de différents sites, de Feuteun-Aod à la baie des Trépassés.

Cette rando militante est menée par l’association « Plogoff mémoire d’une lutte ». Les cyclistes ont trouvé le gîte à la chèvrerie bio de Plogoff, où ils ont échangé avec Fabien et Jeanne.

Un peu plus tard dans la journée de mardi, ils ont rejoint Douarnenez, et l’atelier vélo participatif Penn Rustin, avant de se rendre à la librairie L’Ivraie en fin d’après-midi.

Source : Ouest France