Alter-tour. Une étape de l’Échappée belle

Mathieu Revue de presse

pause-pique-nique-pres-de-l-eglise-pour-les-cyclistes-de_3040112_419x330pVendredi, un groupe de 18 cyclistes a fait halte sur la pelouse, près de l’église, pour une pause pique-nique. Ils participent, du 23 juillet au 6 août, à l’Échappée belle de l’Alter-tour 2016. Alter-tour, c’est un parcours à vélo qui se déroule chaque année, dans une région différente, afin de rencontrer des personnes à l’initiative de projets originaux en lien avec les valeurs de l’association : coopération, émulation, autogestion, solidarité et « défense d’une consommation responsable, bio et locale »… L’an passé, le thème retenu était le climat, en lien avec la Cop 21. Cette année, il s’agit de « Bien vivre, Bien(s) commun(s) ». En fonction de son emploi du temps, de ses possibilités physiques et de ses sensibilités, chacun est libre de rouler la distance quotidienne et le nombre d’étapes qu’il veut. « Chacun s’inscrit dans les lieux qu’il veut connaître. On a des Suisses, des Espagnols, des Belges, des gens de tous les âges ». Deux minibus gèrent la logistique et prennent en charge les cyclistes fatigués et les bagages. Ce tour de France est parti le 10 juillet de Notre-Dame-des-Landes et s’achèvera dimanche, à Étel.

D’un moulin à l’autre

Les Altercyclistes vont à la rencontre des personnes porteuses d’alternatives concrètes dans tous les domaines : agricole, économique, environnemental, éducatif, énergétique, social, culturel… souhaitant que ces démarches trouvent un écho plus large. Parallèlement à ce tour de France particulier, un petit groupe a choisi une « Échappée belle » sans véhicule. Les sacoches des vélos et les remorques transportent nourriture, tentes, durant ce périple. Le groupe rencontré à Scaër venait du moulin du Jet, à Elliant, où des bénévoles ont curé le bief, avant de se diriger vers Le Saint pour participer à un chantier de maraîchage. Ce périple s’est achevé samedi à Ti’récup, la ressourcerie de Carhaix. Ce qui les a marqués, en traversant le bourg, c’est l’abondance des commerces et maisons fermés, reflet d’une quiétude qui leur a semblé étrange.

Source : Le Télégramme