Foire aux questions

Inscriptions

L’AlterTour est « à la carte », il est possible de venir quelques jours, quelques semaines ou sur la totalité du parcours. La seule condition est d’être inscrit.e sur notre site internet. Les inscriptions sont ouvertes du 4 mai au 4 juillet.
Les étrangers sont les bienvenus, dans les éditions précédentes nous avons eu la chance de recevoir des Suisses, des Belges, des Anglais, des Turcs, des Québécois, des Américains, des Allemands, des Irlandais, des Espagnols, des Sénégalais…
Vous ne remplissez qu’une fois le formulaire d’inscription. Vous pouvez vous inscrire sur plusieurs périodes.
Vous cochez « Échappée Belle » sur la période 1 puis créez une deuxième période concomitante en cochant « Édition 2017 ». Si vous faites une Échappée Belle au milieu de votre séjour sur l’AlterTour il vous faut donc créer trois périodes concomitantes.

Enfants

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Les enfants sont les bienvenus, tous les matins, nous communiquons le kilométrage et le dénivelé de la journée. Les familles peuvent s’organiser en privilégiant les tronçons les plus facile. A chaque pauses ou au premier signe de fatigue, les enfants pourront monter dans le mini-bus 9 places de l’AlterTour (voiture balais).
Vous pouvez regarder la rubrique « l’AlterTour en famille » !

Attention, désormais les enfants de moins de douze ans doivent porter un casque (voir par-là)

Nous pratiquons des tarifs en fonction des revenus pour les adultes et en fonction des âges pour les enfants :
0 à 2 ans : inscription gratuite
2 à 6 ans : 6 €/jour
7 à 12 ans : 10 €/jour
13 à 15 ans : 14 €/jour
16 à 17 ans : 16 €/jour

Je peux participer avec un garçon de dix ans ? Doit-il apporter son vélo ?

Vous pouvez tout à fait venir avec votre garçon de 10 ans, il est préférable qu’il apporte un vélo à sa taille, sinon nous lui en prêterons un (sous réserve car nous n’en avons qu’un, à voir avec l’équipe inscriptions)

Étapes

L’AlterTour est un tour familial très accessible, la grande majorité des altercyclistes ne montent sur un vélo qu’à l’occasion de l’AlterTour. La voiture balai est un mini-bus 9 places qui permet aux participant.e.s de se relayer tous les 15 km. Les participant.e.s n’ont pas l’obligation de parcourir l’ensemble des kilomètres.
Le « niveau » des participant.e.s est très hétérogène : certain.e.s voyagent régulièrement à vélo, d’autres ne pratiquent le vélo qu’à l’occasion de l’AlterTour. Il n’y a donc pas véritablement de peloton. Nous nous attendons lors des relais qui ponctuent les étapes. Le plus grand bonheur des Altercyclistes est de rouler par petits groupes, les discussions et les échanges sont alors propices.
Les véhicules motorisés individuels sont proscrits sur l’AlterTour, nous n’utilisons que les transports en communs de l’organisation : un fourgon et un mini-bus 9 places.
Le fourgon transporte le matériel de cuisine, les toilettes sèches, une partie des bagages des participant.e.s, le mini-bus 9 places permet aux cyclistes de se relayer tout au long du parcours.

Si votre ami ne souhaite pas faire de vélo, il peut s’inscrire à l’AlterTour et voyager dans le fourgon ou le mini-bus (dans la limite de places disponible). Il peut également conduire un des deux véhicules.

Depuis 2016, nous proposons deux « Échappées Belles ».

Pour celles/ceux qui souhaitent faire un pas de côté, sans assistance et en plus petits groupes (20 personnes), deux Échappées belles traceront leur route buissonnière.

Ces moments de retrouvailles seront l’occasion d’échanges sur les rencontres des différents parcours.

Plus concrètement, chacun.e porte sa tente et ses bagages, une partie de la nourriture commune, et le matériel nécessaire à la réparation des vélos.

L’AlterTour ne fournit pas les sacoches mais on peut vous prêter un vélo, dans la limite des disponibilités. Le reste ne change pas, à chaque étape la découverte d’une alternative !

Il n’y a pas d' »obligation » si vous souhaitez dormir à la belle étoile par exemple 😉
Mais d’ordinaire chaque participant-e apporte tente, tapis de sol et sac de couchage pour plus de confort.
A vous de voir si vous venez avec du matériel de camping ou si vous tentez le partage de tente avec d’autres participant.e.s.

Tarifs

L’idée n’est pas forcément de participer à l’ensemble du Tour.

Un périple de 6 semaines coûte cher, à titre de comparaison si vous deviez partir 6 semaines en camping, que vous deviez assumer vos frais d’hébergement, la nourriture et des animations proposées par l’AlterTour, l’aventure vous coûterait également.

Le prix journalier englobe : l’hébergement, les repas (bio et locaux), les véhicules d’encadrement (l’un transporte des passager.e.s, l’autre le matériel, les sacs à dos et les tentes), les conférences, les concerts, le prêt de vélo et l’année de préparation (déplacement des bénévoles, salaire à mi-temps annualisé d’un salarié).

D’autre part nous proposons des tarifs en fonction des revenus.

Le chèque est à faire à l’ordre d’Altercampagne – c’est le nom de l’association organisatrice de l’AlterTour

Vélos

Nous accueillons au maximum 60 participant.e.s par jour, nous mettons à disposition 22 vélos que les Altercyclistes se prêtent, nous avons 12 places dans les véhicules (Mini-bus + le fourgon transportant les bagages), les 26 autres vélos sont apportés par les participants.

Vous avez donc la possibilité de venir avec vos propres vélos, bon nombre des participant.e.s préfèrent voyager avec des vélos à leur taille, le choix vous appartient.

Chaque jour, une personne est chargée de donner un coup de main à la répartition des vélos. Si vous prenez un vélo de l’AlterTour, vous n’aurez pas le même pendant tout votre périple, pour que chacun.e puisse profiter des vélos, et en fonction du nombre de participant.e.s et des tâches que vous effectuez, vous ne roulerez pas forcément tous les jours !

L’AlterTour est un tour de France en relais, le but n’est pas la performance physique mais la coopération et l’entraide. Le nombre de vélos est inférieur au nombre de participants ainsi nous échangeons régulièrement nos places entre cyclistes et voyageurs en minibus.
Personne ne vous forcera à prêter votre vélo mais nous restons dans cette dynamique de l’échange. D’autre part, si vous souhaitez parcourir l’ensemble des kilomètres, vous en êtes tout à fait libre.

Le lexique de l’altertour

accueillant.e.s – Sans elles et eux, pas d’AlterTour ! Qu’ils/elles nous hébergent, nous présentent leurs projets, partagent un moment de vie, ou nous communiquent leur révolte, ils et elles donnent sens et substance aux territoires que nous traversons. Le passage de la caravane de l’AlterTour est l’occasion de rencontres étonnantes et on n’insiste jamais assez pour encourager les altercyclistes à s’ouvrir et échanger avec les personnes qui nous accueillent à chaque étape.

altercycliste – Tout.e participant.e à l’AlterTour peut se prévaloir du titre honorifique d’altercycliste, à ne surtout pas confondre avec un AlterTouriste, qui lui peut très bien ne jamais avoir mis de sa vie un seul pied sur une pédale !

alternatives – Qu’est-ce qu’une alternative visitée par l’AlterTour ? Il n’existe pas vraiment de critères absolus, ce peut être n’importe quelle alternative à la société de dopage généralisé. C’est donc vaste et il y en a beaucoup heureusement ! Il peut s’agir autant de luttes contestataires que de projets menés par des collectivités locales, en passant par des initiatives citoyennes.

autogestion – Comme il y a autant de définition de l’autogestion que de gens qui la pratiquent, c’est un sujet souvent discuté à l’AlterTour. Pour synthétiser, il s’agit d’un mode d’organisation sans hiérarchie formelle, où toutes les personnes qui s’impliquent dans le projet peuvent participer aux décisions prises autant que possible de manière consensuelle. Cela implique aussi que personne n’a de rôle attitré et que tout le monde participe au bon déroulement de l’AlterTour.

bienveillance – En partant du principe que chaque protagoniste de l’AlterTour aspire à un monde respectueux de la nature, des humains et de la diversité de la vie, les différentes manières de traiter des questions de tout ordre que ce soit sont abordées dans un esprit d’écoute, de persuasion et de débats ouverts. Chacun.e est accueilli.e avec bienveillance, dans ses contradictions, son histoire, ses humeurs et ses choix d’engagement. Il n’y ni conditions, ni échelles d’implication qui classifient les participants les uns par rapport aux autres. Seule compte la volonté d’avancer vers un monde qui respecte les grands équilibres de notre planète.

briefing / notre point quotidien – De nombreuses tentatives ont été lancées pour trouver un autre nom, mais aucune n’a abouti pour l’instant. C’est vrai que ce n’est pas le truc le plus sympa de l’AlterTour, mais il est essentiel : c’est le moment où on se répartit les tâches pour le lendemain : vaisselles, conduite des véhicules, préparation des repas, répartition des vélos, installation des toilettes sèches, chargement du camion, tout y passe, ça prend du temps. C’est là que bat le cœur de l’autogestion quotidienne.

cercle de parole – Régulièrement durant l’AlterTour sont organisés des cercles de parole auxquels tout le monde est encouragé à prendre part. L’ensemble des altercyclistes s’assoient en cercle de façon à ce que chacun.e voit tous les autres. Chacun.e à tour de rôle prend la parole sans que personne ne l’interrompe et s’exprime sur le sujet qu’il/elle souhaite. Il s’agit généralement de ses impressions, de son ressenti, mais aussi d’une situation qu’il/elle a vécu. Chacun.e peut bien évidemment se taire et passer sa parole. Ce moment collectif est essentiel pour la régulation de la vie de groupe.

collège solidaire – Selon la loi, toute association doit être représentée par des personnes élues par l’assemblée générale. A l’AlterTour, ces personnes sont constituées en collège solidaire comprenant au moins 7 membres, il n’y a donc pas de rôle attitré (président, secrétaire), à part celui de trésorier pour des questions pratiques. Le collège solidaire se réunit en général le vendredi soir avant les plénières.

consensus – Décider sans voter, c’est possible. Cela s’accompagne souvent de longues discussions, parfois houleuses, mais des méthodes adaptées et les outils de l’éducation populaire sont des aides précieuses pour trouver la solution idéale dans laquelle tout le monde se reconnaît. Décider par consensus nécessite aussi une certaine expérience, une excellente capacité d’écoute, une confiance dans l’intelligence du groupe. C’est un apprentissage qui constitue certainement l’une des richesses pour celles et ceux qui participent à la préparation de l’AlterTour.

convivialité – Avec la coopération, la bienveillance, la recherche de consensus ou la solidarité, la convivialité constitue l’esprit et l’ambiance de l’AlterTour. Ce n’est pas seulement de la bonne humeur et du plaisir d’être ensemble, c’est aussi un rapport aux autres, une forme d’organisation, une manière d’utiliser les outils et les machines qui privilégient l’être humain et son appartenance à la vie. La convivialité, c’est un art de vivre qui est au cœur de l’AlterTour.

décroissance – Pour tenter d’enrayer la course folle vers l’abîme, l’AlterTour estime que la décroissance économique en Europe et dans les autres pays dits « développés » peut être une solution intelligente. L’AlterTour s’efforce de s’accorder avec les idées de la décroissance tant par ses pratiques qu’à travers les alternatives qu’il rencontre.

désobéissance civile – Face aux injustices, aux aberrations des décisions politiques ou à l’urgence de certaines situations, la désobéissance civile constitue une réponse légitime pour améliorer les conditions de vie et la dignité humaine. Le mouvement des faucheurs volontaires d’OGM, les collectifs de soutien aux sans-papier, les squats d’immeubles laissés à l’abandon, les actions anti-pub, les vélorutions ou encore l’occupation de terres menacées par des projets inutiles sont autant d’exemples d’actions de désobéissance civile. Dans la mesure de ses moyens, l’AlterTour apporte son soutien à ces mouvements, tout en laissant à chaque altercycliste le choix de participer à de telles actions.

dopage – Le slogan de l’AlterTour est « pour une planète non dopée ». Au niveau sportif bien évidemment, et c’est le cas de dopage le plus connu. Mais il existe de multiples autres formes de dopage : en agriculture avec les pesticides de synthèse et les OGM, dans les transports avec le pétrole et ses avatars fossiles, dans la production électrique avec le nucléaire et le charbon en particuliers, dans la finance avec les paradis fiscaux, dans la communication avec les réseaux sociaux numériques et la téléphonie sans fil.

maillot jaune – A l’AlterTour aussi, le maillot jaune est très convoité et il peut y en avoir même deux simultanément. Chaque jour, c’est une autre personne qui le porte : il est toujours le dernier du peloton ! Il/elle ferme le convoi et s’assure que personne ne reste en arrière. Il/elle répare les petites pannes avec la trousse de réparation et peut soigner les bobos bénins avec la pharmacie. Il/elle encourage celleux qui ont un petit coup de mou. C’est un rôle essentiel que chacun.e devrait tenir une fois pour ressentir et porter l’esprit de l’AlterTour.

militantisme – A l’AlterTour, on pratique le militantisme joyeux, cela signifie que le but est tout aussi important que la manière d’y arriver. Ou comme l’exprimait Emma Goldmann : « si je ne peux pas danser ici, alors ce n’est pas ma révolution ». Dans sa pratique militante, l’AlterTour essaie d’utiliser le plus possible les outils et les techniques de l’éducation populaire.

plénière – Une fois par mois, toutes les personnes qui préparent l’AlterTour se réunissent en plénière durant tout un week-end pour discuter de l’avancée et de tout sujet qui a trait de près ou de loin à l’AlterTour. Cela se fait souvent à Paris pour des questions de commodités, mais se réunir dans d’autres villes est fortement encouragé. C’est au cours des plénières que se prennent les décisions importantes.

tuilage – Pour une autogestion vivante et dynamique, la transmission des informations et des expériences est essentielle. Pour cela, l’AlterTour encourage le tuilage : chaque personne responsable d’une tâche accompagne celle qui prend le relais pour lui expliquer et l’aider afin qu’elle maîtrise la tâche dans les meilleures conditions. C’est le cas notamment pour le suivi du stock de nourriture, l’accueil des nouveaux arrivants, le maillot jaune ou la gestion des inscriptions.

vélorution – Pour se regrouper dans le trafic hostile de la circulation automobile, les cyclistes militant.e.s se regroupent en mode vélorution, c’est-à-dire qu’ils forment une « masse critique » (critical mass en anglais) pour s’imposer face aux utilisateurs motorisés et inverser les rapports de force qui prévalent généralement dans le trafic urbain. Il vaut mieux être au moins une quinzaine de cyclistes pour former une vélorution où tous les participants restent en groupe compact quoiqu’il arrive.

AlterTour 2018

Du 14 juillet au 26 août, d’Amiens à Strasbourg, l’AlterTour 2018 rendra visite aux alternatives des Hauts-de-France, d’Île-de-France et du Grand Est. Les cyclistes visiteront des éco-lieux, des ateliers d’auto-réparation de vélos, participeront à des chantiers collectifs, des manifs à vélo, proposeront des conférences gesticulées, des concerts… #ViensFaireLAlterTour 😉

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