La maison de semence paysanne le Kaol Kohz

Maelle Agriculture, Edition 2021, AlterTour, Bretagne

La maison de la semence paysanne vous propose de découvrir ces légumes nouveaux, anciens, et parfois menacés de disparition.

Savez-vous planter des choux de Douarnenez et de Lorient ?

À l’origine, une législation qui interdit aux producteur·rice·s de vendre des variétés de graines non inscrites au catalogue officiel.
Pour défendre la libre circulation et l’échange des semences, un groupe de producteur·rice·s et de maraîcher·ère·s biologiques breton·ne·s s’est constitué en 2007 sous le nom de Kaol Kozh (« vieux chou » en breton ou « bien commun » en russe).

Savez-vous planter des choux et des cocos de Paimpol ?

Depuis 2019, l’association s’est installée dans le parc d’un château et dispose d’un jardin de démonstration de 2 000 m2. On y découvre les savoir-faire ancestraux des paysan·ne·s quant à la conservation ou la création de nouvelles variétés, comme le haricot vert ZAD.

Kaol Kozh gère aussi un identifiant qui permet aux consommateur·rice·s de distinguer les légumes issus de semences paysannes.

La belle équipe du Kaol Kohz

Nous avons demandé un peu plus à Marc, coordinateur de Kaol Kozh

« La graine est une arme alimentaire au niveau mondial. »

« Pour assouvir un peuple, on l’affame, on le prive de ses graines, comme en Inde ou en Afrique.
Les États-Unis, en quittant l’Irak, ont fait voter une loi pour que les agriculteur·rice·s ne puissent pas reproduire leurs semences.
Via la semence, on part de la dimension géopolitique jusqu’à son jardin« .

« Si je n’ai plus de graine, je n’ai plus de légume »

« Avec la crise sanitaire, les personnes se sont mises au jardinage et nous ont beaucoup sollicité. Elles se sont rendu compte qu’avant un légume, il y avait une graine
Les gens ont pu prendre le temps, malgré eux, de réfléchir à ce qu’il y a dans leur assiette : « Si je n’ai plus de graine, je n’ai plus de légume ». »

« Ils ont pris conscience qu’ils pouvaient récolter leurs graines ou les acheter à un agriculteur.
C’est le côté social de la graine, empathique, humain. Elle permet d’aborder les problèmes de société, d’alimentation, mais elle rend aussi possible la recherche d’autonomie et la quête de soi par le jardinage. »

Rendez-vous le 24 août 2021 lors du passage de l’AlterTour !