Le val des possibles

Jonas Agriculture, Edition 2021, AlterTour, Education, Environnement, Normandie, Partenaires, Social, Témoignages

Blandine et Céline ont toutes deux fait les Beaux-Arts, mais ont suivi des chemins différents, riches en rencontres et découvertes. C’est en pays d’Auge qu’elles se retrouvent et s’ancrent dans un projet commun, le val des possibles. De leurs envies, entre autres d’autonomie alimentaire, est né un jardin comestible en permaculture. Il représente pour elles une hygiène de vie, un projet politique et une forme de contestation. Elles souhaitent que le val des possibles soit non seulement une structure vivrière mais aussi une structure symbolique. 

Un jardin pour se projeter

Au bout de huit mois d’existence, elles peuvent mesurer le temps qui passe à l’éclosion des fleurs et à la pousse de leurs légumes. Leurs envies prennent forme, de l’ampleur, et dévoilent tout leur potentiel. Elles découvrent la nécessité de structurer mais aussi de se projeter, et imaginent le développement du projet. Ces deux artistes ont découvert que ce jardin né de leurs envies et de leurs mains va au-delà d’une œuvre commune.  

Avancement du jardin, novembre 2020 © Le Val des possibles

La recherche de l’essentiel

Pour Blandine, c’est “la recherche de l’essentiel qui m’a menée sur la route. Entre 2015 et 2020, j’ai parcouru le monde en pédicycle, une trottinette sportive. Ce furent 60 000 kilomètres d’itinérance solitaire qui m’ont menée de la France à l’Australie. Comme je portais tout, il était indispensable de savoir ce dont j’avais réellement besoin. Découvrir ce qui est essentiel est un apprentissage constant et une pratique du terrain. Cela dépend de sa personnalité mais aussi du contexte. Certaines choses se sont avérées nécessaires à certains moments puis inutiles. Chaque objet mérite d’être observé, interrogé, tout comme les raisons qui nous poussent à le penser utile. L’essentiel est un rapport aux autres et une connaissance de soi-même, pour atteindre une harmonie. Afin d’arriver à l’essentiel, il faut déconstruire la peur. Celle-ci est instrumentalisée par le système dans lequel nous évoluons. Elle est importante, mais il faut la comprendre et la dépasser pour accéder à l’essentiel(le), une vie bonne. »

L’AlterTour sera de passage le 22 juillet pour découvrir le val des possibles.