[EB Queer et féministe] 12 & 13 aout : De Huelgoat à Logonna Daoulas

Edition 2026, Alimentation, Bretagne, Echappée Belle

Entre éclipse et rillette

Après une belle et longue journée à pédaler, nous arrivons chez Océane et Delphine. A peine la tente montée, nous repartons destination la plage de Logonna Daoulas pour regarder l’éclipse toustes ensemble !

Si certain.es ont été amusé.es par l’expérience (quasi) unique, d’autres un peu déçu.e.s s’attendaient à se retrouver quelques secondes dans le noir !

Mais pour autant, tout le monde a passé une bonne soirée, avec un certain dépaysement à dîner les pieds dans l’eau et à profiter du coucher de soleil !

Après une bonne nuit dans la ferme où habitent Océane et Delphine, la journée est propice à différentes activités. Certaines personnes aident au transport du bois pour préparer l’hiver, d’autres profitent de cette journée plus calme pour laver leur linge, se reposer et visiter les villages de Daoulas et Logonna Daoulas.

Deux binômes ont la chance de suivre Océane et Delphine et d’aider à la poissonnerie. Initialement le projet d’Océane était d’ouvrir une poissonnerie mobile. Après une dizaine d’années d’expérience dans des poissonneries « classiques », Océane a eu envie de lancer son projet en défendant ses valeurs écologiques et en y trouvant plus de sens. En plus de la poissonnerie mobile, elle décide d’aller plus loin et reprend un laboratoire pour transformer ses produits de la mer. Elle y débute ses préparations de poissons, et très vite est rejoint par Delphine. Initialement ce n’était que pour donner un coup de main mais très vite Delphine s’est impliquée à temps plein. Il faut dire qu’entre les commandes à la criée de Brest ou aux pêcheur.euse.s en direct, à la récupération des poissons, leur préparation, le suivi administratif, la gestion du marché il n’est pas de trop d’être deux.

Autorisées à vendre en direct dans le village, elles se sont fait une vraie réputation et une clientèle d’habituée. Il faut dire qu’ici les choses se font avec bon sens, respect du vivant et cela se ressent. Les poissons victimes de la surpêche ne sont jamais proposés sur l’étal. En revanche, Océane aime faire découvrir des espèces moins menacées mais tout aussi savoureuses comme le chinchard ou le lieu jaune. En plus de cela, Océane tient à travailler le plus possible en direct avec les pêcheur.euse.s et ainsi disposer des poissons les plus frais, limiter les intermédiaires et donc proposer un meilleur revenu aux pêcheur.euse.s.

L’ensemble des poissons sont pêchés de manière responsable, c’est à dire qu’il ne s’agit pas de pêche de chalut qui vient détruire l’ensemble des fonds marins en raclant les sol. Ici ce sont des poissons pêchés aux petits filets, à la ligne ou au casier, méthodes bien plus respectueuses de l’environnement ! En plus de cela elles permettent de pêcher spécifiquement quelques espèces et non de piller sur son passage les fonds marins pour relâcher (souvent déjà mortes) les espèces moins rentables. 

Pour les deux binômes ayant suivi Delphine et Océane, la journée se déroule en deux temps. Le premier binôme aide le matin à la préparation du tartare d’algues et à évider les chinchards. Tandis que pour celui de l’après-midi c’est préparation des sardines et des anchois. On met la main à la pâte, on prépare ce qui sera vendu demain au marché mais aussi on participe à la préparation de l’apéro. Il faut bien goûter ce qu’on prépare !

Le soir tout le monde se retrouve à la ferme pour déguster cela, mais aussi regarder le documentaire qui présente le projet de la poissonnerie En rouget noir. Un temps de questions réponses permet au reste du groupe n’ayant pas pu visiter le laboratoire de comprendre les enjeux du secteur et les spécificités de leur métier.

L’accueil et l’échange avec Océane et Delphine a été des plus chaleureux, nous ouvrant leur maison, nous recevant généreusement et nous repartons ravi.es de ce temps privilégié !

Alterjournaliste : Anna