Fougères – L’AlterTour visite les composts collectifs

Mathieu Revue de presse

Les cyclistes de l’AlterTour ont fait une halte pour rencontrer les personnes porteuses d’alternatives écologiques à Fougères.

Le compost collectif dans Fougères, comment ça marche ? Pour répondre à cette question, les cyclistes de l’AlterTour et les acteurs de l’association Familles Actives se sont donné rendez-vous rue Joseph-Fournier, dans le quartier de la Forairie.

Là, les habitants ont, depuis 2011, adopté le réflexe du compost collectif, comme le présente Ludovic Juignet, salarié à l’association Familles Actives. « Nous travaillons de concert avec le Smictom (Syndicat mixte intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères) du pays de Fougères, et nous avons installé trois sites de composts dans le quartier », explique-t-il.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle

Chaque site de compost accueille les déchets verts de 25 à 30 foyers. Pour assurer la maintenance de ces composts et veiller à ce que le tri soit correctement effectué, six bénévoles se relaient pour venir, une fois par semaine, vérifier l’état des composts, mais aussi le brasser. « On veille à ce que les gens ne se trompent pas en jetant des déchets qui ne vont pas au compost », assure Pierre, un des bénévoles.

« Chaque bac doit être composé d’un tiers de matière sèche pour deux tiers de matière humide. Nous mettons un bac de feuilles mortes à côté des composts pour conserver ce ratio », continue-t-il.

Une mise à disposition pour la communauté

Tous les six mois, les excès de composts arrivés à maturation sont redistribués aux riverains qui disposent d’un jardin. Aujourd’hui, ces initiatives écologiques font de Fougères une des villes les plus avancées en matière d’environnement. « Fougères est la ville qui se rapproche le plus du « Zéro Phyto » dans le pays de Fougères », explique Ludovic Juignet.

L’association Familles Actives étoffe également sa démarche en proposant animations, ateliers pratiques et réunions autour de l’écocitoyenneté.

Source : Ouest France