Els nostres amics catalans ens diuen …

Dominique M Espagne, Echappée Belle, Édition 2017

L’Espagne est le 2ème pays au monde (après le Cambodge) qui compte le plus grand nombre de disparus (130.000 – après la guerre civile, la dictature franquiste). Après Franco, il y a eu un grand silence par rapport aux violences afin de maintenir la paix civile. Il y a bien eu une loi sur la mémoire historique qui a été votée mais elle ne se traduit pas dans les faits. De plus, les témoins contemporains de ces périodes disparaissent peu à peu.

La Catalogne fournit 1/5 du PIB espagnol. Si elle devient indépendante, l’Etat espagnol pourrait s’effondrer. Le climat est plutôt tendu autour du référendum de ce mois d’octobre.

Environ la moitié des retraités se sont mis à charge de leurs enfants depuis la crise. Dans la société espagnole, la solidarité familiale est encore tangible.

En 2008 , les couches sociales aux revenus les plus modestes ont été impactées par la crise. Vers 2014, ce sont les classes moyennes qui en ont subi les effets. Actuellement, elle touche également les classes moyennes supérieures.

Le mouvement indépendantiste catalan n’est pas considéré comme nationaliste (de droite type réactionnaire) par d’aucuns. La Catalogne, à l’instar du Pays basque, a le plus souffert de la violence de la dictature : interdiction de la langue catalane, assassinat des plus engagés, … Il subsiste une réelle rancoeur vis-à-vis de l’Etat espagnol. Il n’est pas rare d’entendre des Catalans dirent que l’Espagne ne les aime pas.

En Espagne, selon les régions, on parle 5 langues : le castillan, le catalan, le galicien, le basque et le portugais.

Un Ateneo/u est un centre d’éducation populaire issu d’une initiative progressiste du milieu du XIXè siècle. Certains deviendront de véritables universités populaires. Lors de la 2ème République (1931-39), le phénomène prit de l’ampleur : les anarchistes développeront un réseau d’Ateneos libertarios/ateneus llibertaris dans chaque quartier de grande ville et dans chaque village, ce qui permit aux ouvriers d’acquérir un état d’esprit critique et analytique et d’être capables de faire face au fascisme. Ayant chacun leur particularité, ils prendront différentes appellations : rationaliste, libertaire, républicain, populaire, encyclopédique, polytechnique, maison du peuple.

Par ailleurs, le pays catalan est grand et fait fi des frontières naturelles et étatiques. A Thuir (France), nos accueillants s’affirment également catalans, se réfèrent à une langue proche du catalan d’Espagne – le roussillonnais – et bien que cette génération-là ne le parle pas – les enfants de certains s’y forment dans un enseignement en immersion (Escoles associatives de Catalunya Nord) . Et vlan, pour l’Occitanie fraîchement instituée !

                                                                                                                                Dominique