Journée de repos du 20 août : la Coopérative Jeunesse, Rénov’Positif et Jardins (ou)verts à Rennes

Mathieu Bretagne, Édition 2016, Habitat

2016-08-20 110719Les jeunes coopèrent pour leurs jobs d’été

Initiées en 1988 au Québec, les coopératives jeunesse de service (CJS), ont été expérimentées en Bretagne dès 2013. C’est une manière pour les jeunes de 16 à 19 ans d’expérimenter la gestion et le travail collectif. L’action jeunesse n’est plus uniquement assimilée au loisir. Aux jeunes de démarcher les particuliers, entreprises, associations ; réaliser les devis et les factures et fournir le service qui leur permettra de financer leur coopérative temporaire et leur salaire. C’est l’apprentissage de l’autogestion ! Parmi les services proposés au sein des CJS : nettoyage, jardinage, garde d’enfants, etc. Hébergée par la coopérative d’activité et d’emploi (CAE) Elan Créateur, les CJS se recréent chaque année, et sont en 2016 au nombre de six. D’autres formes de coopératives existent, telles que les coopératives scolaires pour les photocopies et fournitures ou encore la gestion du logement étudiant, sur le modèle des KOT à Projet (KAP) en Belgique. Peut-être verront-elles aussi le jour en Bretagne sur la base des expérimentations des CJS ?

 

Rénov’Positif

Faire d’une maison ancienne, un habitat à énergie positive ? C’est le défi relevé par Pierre, éco thermicien à Rennes. Fort de son expérience avec Fizians Environnement, Pierre a entièrement rénové sa maison avec un objectif d’énergie positive. Vu l’augmentation permanente du coût des énergies, il était essentiel d’investir maintenant pour les dix prochaines années dans la transformation de l’habitat ancien. Coût de la rénovation ? 50 000 € dont pas mal de travaux en autoréalisation. Ainsi, la maison a été entièrement restaurée avec des matériaux bio-sourcés. Le chauffage, par les murs repris en argile, est solaire à 60%. L’eau chaude sanitaire est produite par des panneaux géothermiques. L’isolation s’est faite en fonction de l’exposition, par du polystyrène enduit à la chaud ou de la laine de bois sous un bardage en douglas. L’eau n’est pas en reste, puisqu’un système de collecte des eaux de pluies alimente les toilettes et les sanitaires. Le pari est gagné, puisque à l’année, ce sont 3200 KwH qui sont produits, contre seulement 3000 KwH consommés. Et pour le delta, la fourniture d’électricité par Enercoop assure une énergie 100 % renouvelable.

 

Les jardins (ou)verts

L’association des jardins (ou)verts nous a justement ouvert les portes des 1200 m² de jardin partagé du Landry. La permaculture n’est pas une technique, mais plutôt un modèle de conception. C’est la culture permanente, une conception plus large que l’agriculture. C’est une méthode d’agencement de l’espace qui étudie les interactions de la nature mais aussi des gens.

Au jardin du Landry, trois fonctions principales sont expérimentées : le lien social, la pédagogie et la production de nourriture. Au final, ce jardin, situé sur la ville et ouvert, comme son nom l’indique, est devenu un vaste espace d’incroyables comestibles, les personnes y entrent, croisent les bénévoles, échangent. Les 125 membres de l’association expliquant les « trous à serrure », buttes potagères baissières et spirales aromatiques. Parfois, des ateliers et chantiers collectifs s’organisent. Des ponts sont tissés avec d’autres jardins, comme le jardin des milles pas. Souvent, les projets échouent pour des problèmes de gouvernance, alors ici, c’est avant tout les rapports humains que l’on expérimente.

Marion