Narbonne, ville étape de l’AlterTour… de France !

Ils ne pédalent pas pour la gloire, mais pour « aller à la rencontre des acteurs de la transition écologique ». Parti de Toulouse, l’AlterTour sillonne le pays: étape après étape, ses 320 participants se relaient en constituant des groupes d’une soixantaine de cyclistes. Collectifs d’habitants, éco-lieux, ateliers d’auto-réparation de vélos… Les initiatives relayées par la manifestation sont nombreuses. De passage à Narbonne samedi 22 août, l’AlterTour a ainsi retrouvé les bénévoles de l’association locale Vélocité, prônant le développement des déplacements doux en milieu urbain. 

« Narbonne est une ville où la plupart des rues sont plates, le vélo doit donc y avoir toute sa place », insiste-t-on. Pour mieux le démontrer, le cortège a quitté le parvis de la Médiathèque pour entamer une « vélorution » au cœur de la cité. Mais parce que l’AlterTour s’attache aussi à donner la parole aux « gens qui résistent au modèle dominant », les organisateurs avaient également convié au débat des bénévoles et militants engagés dans un bras de fer avec le groupe Areva dans le dossier du traitement des nitrates du site de Malvési.

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AlterTour 2017 : un autre Tour de France sur le plateau de la Ménude

20170711_110056L’AlterTour 2017 a fait étape sur le plateau de la Ménude accueilli par les forces vives du collectif Non à Val Tolosa. L’AlterTour est une caravane de citoyens qui parcourent le pays à vélo et explorent les lieux de la transition écologique «Les altercyclistes, au dopage créatif, relient les initiatives heureuses de notre territoire», remarque le co-président du collectif.

Sous le regard des vigiles qui gardent le lieu, les membres du collectif ont fait visiter, à vélo bien sûr, le site d’implantation du centre commercial Val Tolosa à la trentaine d’altercyclistes, arrivés de Montaigut-sur-Save «Nous voulons montrer qu’il y a des alternatives modernes aux vieux modèles des immenses centres commerciaux excentrés comme Val Tolosa. Le plateau de la Ménude, déjà ravagé sans autorisation par les engins de chantier, est devenu l’emblème d’un combat du bon sens contre l’acharnement lucratif d’un promoteur (Unibail-Rodamco), d’un maire, d’une députée en marche et de quelques élus égarés. La justice nous a donné raison déjà deux fois en annulant le permis de construire ainsi que la dérogation à la loi de protection des espèces naturelles délivrée par le préfet», expliquait le co-président. Le lendemain, bonne nouvelle pour le comité, de la dérogation pour destruction d’espèces naturelles, dont l’annulation vient d’être confirmée en appel (lire notre édition de samedi).

Après l’exposé de ce point de vue et la découverte du site, un altercycliste, étonné, ajoute : «Nous nous allons vers des lieux où s’appliquent des projets en faveur de la transition écologique et où cela fonctionne, pourquoi pas ici ?» La question est posée. Ceci dit, la rencontre a été joyeuse. Comme à l’accoutumée le buffet était bien garni, les cyclistes offraient le plat de résistance et le collectif des entrées et les desserts. Le partage fut chaleureux, les actrices du collectif ont apporté leur humour décapant et les musiques languedociennes du groupe de Toulousains et Audois Brancaleone Cornemuses Bodéga en ont fait danser plus d’un. Puis à coups de pédale et à la force des mollets les cyclistes de l’AlterTour ont repris la route pour aller à la rencontre des Alternatives en Occitanie, Catalogne et Rhône-Alpes.

La Dépêche du Midi

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BEZIERS – AlterTour 2017

A l’occasion du passage de l’AlterTour à Béziers

 dimanche 23 juillet

 débat public sur la mobilité douce

et  manifestation cyclable dans Béziers.

Il s’agira de promouvoir concrètement dans l’agglomération les déplacements non motorisés. Outre la nécessité de réussir  la transition énergétique, les enjeux de la discussion seront notre santé à tous, notre qualité de vie, l’attractivité de notre territoire et notre économie touristique.

Le débat sera suivi d’une manifestation elle-même très douce: course de lenteur sur les allées Paul Riquet puis visite collective à vélo du centre de Béziers effectuée par le peloton de l’AlterTour accompagné par tous les cyclistes Biterrois qui voudront participer à cette promotion du vélo.

L’étape biterroise de l’AlterTour se terminera par  un repas pris en commun à la CIMADE (chacun apportera  un plat..).

DEROULEMENT

16 h 30 – 18 h :  Débat sur les allées Paul Riquet

18 h – 19 h      :  Course de lenteur sur les allées puis visite du centre ville à vélo                     19 h – 21 h      :  Dîner à la CIMADE

RAPPEL

L’AlterTour est un tour de France cycliste annuel effectué par une soixantaine de personnes qui vont de ville en ville à la rencontre des alternatives locales concrètes en matière de développement durable et de transition énergétique.

Pour plus d’informations  www.altertour.net  06 34 02 71 57  ou 04 67 76 28 56

COMITE  D’ANIMATION  DE  L’ALTERTOUR  A  BEZIERS

Robert CLAVIJO, Hérault Tribune

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Etape du 12 juillet : Beaumont-Sur-Lèze – Cazères : La coopérative d’habitat l’An 01

Lever 7h00 au son d’un « toc occitan ». Briefing sous la pinède orchestré par Elsa. Nous faisons connaissance d’Albane, 7 mois, qui fera le trajet avec nous, tout sourire dans son chariot « cougar ».

Départ 9h15, au son d’une trentaine de sonnettes. En tête de peloton, Virgile sur son Surly et Clément sur son vélo couché, nos 2 guides qui ont préparé le parcours et les étapes de ce début de l’AlterTour. Talonnés de près par le trio inséparable des 3 scouts éclaireuses, qui jouent les « flèches » à tous les rond-points ou presque.

Après avoir emprunté une départementale bien tranquille, nous faisons une pause « noix de cajou » sur la place de la mairie de Lézat-sur-Lèze, au pied du kiosque à musique.

Puis nous reprenons la route, direction « le balcon aux étoiles » qui demande forcément quelques beaux efforts aux mollets. Traversée du charmant village de Latrape, passage par le lieu-dit « le cap aux morts », très belle route de crête nous laissant deviner la chaine des Pyrénées, et arrivée à Rieux-Valvestre, classé « plus beaux détours de France ». Halte déjeuner dans le « parc des demoiselles », parc strictement interdit aux bicyclettes (merci Virgile pour la dérogation municipale !). Festin de légumes frais de l’AMAP de Mas Coop. Petite leçon de notre serre-file du jour, François, sur l’art et la manière de jouer avec son dérailleur.

Quelques belles côtes nous taquinent encore l’après-midi, avant que nous ne refranchissions la Garonne pour arriver à Cazères à 16h30, 51 kms au compteur.

Nous sommes accueillis par Nico et ses acolytes à la coopérative d’habitat de l’An 01, comptant 12 habitants dont 3 enfants. Visite de l’immense bâtisse en plein travaux, des cultures d’Alban le maraicher et de son épicerie auto-gérée, du four à pain de Diego le paysan-boulanger… Dans cette propriété collective, c’est la solidarité, l’écologie et une certaine vision de la gouvernance qui priment.

Après un copieux diner à base de dal de lentilles corail, les plus vaillants mettent le cap vers le cinéma de Cazères à vélo pour la projection du film « Mine de rien » sur la mine de Salau (Ariège), suivi d’un débat avec le réalisateur et les membres de l’association sur les dangers de l’exploitation de mines de Tungstène.

Lucie

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Étape du 11 juillet : Montaigut sur Save à Beaumont-Sur-Lèze : Mas Coop

Ce matin, départ sur les chapeaux de roues de la ferme de la Bouzigue direction La Salvetat Saint Gilles. Après un parcours digne des meilleurs VTT – petits chemins creux, caillouteux, boueux, herbeux mais tellement beaux à voir- nous voici arrivés à La Salvetat. Le collectif « Non à Val Tolosa » nous accueille et nous explique leur combat. Depuis 10 ans, ils arrivent à faire reculer la construction d’un hyper centre commercial. Chaque report d’année de construction, chaque annulation est une petite victoire mais ne permet pas de baisser la garde. Scénettes caricaturales de la situation, musique- et découverte de la cornemuse boudègue- échanges avec le collectif, repas partagé ont ponctué ses quelques heures passées avec eux.

Puis, nous revoilà en selle vers Beaumont sur Lèze. Sur le chemin, nous découvrons un superbe champ solaire au milieu des champs de tournesols, un système d’irrigation original, bien conçu, et dissimulé dans les herbes folles du bas-côté, des paysages de toute beauté. Enfin, nous arrivons à Mas Coop et sommes accueillis comme des rois… du vélo bien sûr !

Une salle commune, 11 logements indépendants, de tailles différentes et HLM favorisant ainsi une belle mixité sociale et d’âges, pas de propriétaires mais que des locataires pour permettre une certaine mobilité des habitants, un poulailler, un jardin partagé, le projet est certes ambitieux mais très bien conçu. La construction des logements devrait commencer en décembre, mais d’ores et déjà, quelques familles vivent en colocation dans l’espace commun. Repas partagé, concert, échanges nombreux, ce fût une très belle soirée pour les membres de l’AlterTour.

Fred

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L’AlterTour de France carbure à l’enthousiasme et à l’alternative

2015-07-19_15.37.46_7522Chaque année depuis dix ans, plusieurs dizaines de cyclistes amateurs parcourent la France à vélo. Le but, découvrir les projets de ceux qui agissent pour la transition écologique. L’AlterTour a pris son départ lundi 10 juillet à Toulouse.

Toulouse, correspondance

« L’AlterTour, c’est un tour familial qui n’est pas sportif, une balade à vélo à la rencontre des acteurs de la transition écologique. » Quand on lui demande de définir l’AlterTour, c’est ce que répond Mathieu Fromont, coordinateur de ce voyage à vélo qui prend son départ de Toulouse lundi 10 juillet.

Le projet a été lancé sous l’égide d’Altercampagne. Ce collectif d’organisations avait fait de la lutte contre les OGM son cheval de bataille. « En 2008, quand le moratoire est tombé, on a réorienté notre action en continuant à lutter contre les OGM, les paradis fiscaux mais aussi en allant à la rencontre des acteurs du changement », relate le coordinateur. Des acteurs qui s’inscrivent contre ce que l’association appelle « le dopage généralisé ». Un « dopage agricole » qui fait référence aux pesticides utilisés dans les champs, un « dopage commercial » qui pousse à une consommation incontrôlée de matières premières et à un accroissement des déchets mais aussi un « dopage énergétique », producteur lui aussi de déchets et moteur d’un monde où croissance et destruction vont de pair.

Chaque été donc, Mathieu Fromont enfourche son vélo avec plusieurs dizaines d’autres cyclistes amateurs pour parcourir la France et découvrir des ecolieux. Au total, ils seront entre 300 et 350 à se visiter cette année des chantiers d’éco-construction, des habitats partagés, des fermes agroécologiques, des ateliers de réparation de vélos participatifs et solidaires ou encore des micros brasseries.

« Quand on a commencé, on avait du mal à trouver ce type de projets, il fallait parfois parcourir 100 kilomètres par jour. Aujourd’hui on en voit tous les 30 kilomètres », explique Mathieu Fromont. Ce tour de France particulier souffle sa dixième bougie cette année. Il a débuté les festivités ce week-end à Toulouse avant le départ ce lundi pour arriver 1.200 kilomètres plus tard à Valence, le 20 août.

Chaque participant est libre de choisir à quel moment de l’étape il souhaite se joindre au groupe, mais aussi en partir. Les « altercyclistes », comme ils aiment à se nommer, viennent de partout en France, de Belgique, mais aussi d’Espagne, de Suisse, de Hollande ou encore d’Angleterre. Ils ont tous les âges : cette année, l’altercycliste le plus âgé a 73 ans, le plus jeune, deux ans. La mise en place d’un tarif dégressif selon les revenus – pour payer l’hébergement, les repas, les véhicules pour transporter matériel de camping et aussi altercyclistes épuisés – ajoute encore à la diversité des personnes qui s’inscrivent sur le tour.

Dimanche 9 juillet, veille du grand départ, le groupe faisait escale à l’atelier Vélorution de Toulouse. Le temps de récupérer quelques vélos et triporteurs, des vélos sur trois roues. Mais aussi de discuter sur le travail effectué par les ateliers Vélorution, lieux où l’on apprend à réparer un vélo et qui font la promotion de ce moyen de locomotion respectueux de l’environnement. « Ces ateliers de vélo permettent à n’importe qui de devenir réparateur et de se déplacer à vélo. C’est un formidable travail d’éducation populaire », commente Mathieu Fromont.

Dans la ville rose, longtemps acquise au Tout voiture, l’association Velorution milite activement pour un réel aménagement des pistes cyclables. « Ici, on est dans une critique radicale du système. La voiture en ville existe car il y a un déficit de transports publics », dit Olivier Théron, le fondateur de l’antenne toulousaine.

« Nous ne voulons pas démontrer qu’un autre monde est possible, mais qu’il existe déjà »

Si pour cette dixième édition, le tour se concentre sur la partie sud de l’hexagone, il joue aussi la carte européenne puisqu’à côté du circuit initial sont prévus deux parcours parallèles – nommés Echappées Belles – d’une dizaine de jours dont l’un passera par l’Espagne. Pour tous cependant, le programme restera le même : visite des ecolieux, participation aux chantiers, repas communs, une nuit sur place mais surtout des échanges pour croiser les regards et expériences sur des projets comme celui de la commune de Saillans dans la Drôme, visité les 12 et 13 août. Dans ce village d’un peu plus d’un millier d’habitants, les citoyens réinventent l’outil démocratique. Depuis les dernières municipales, et l’élection d’une liste citoyenne, la gouvernance du village se fait de manière collégiale.

« Avec nos étapes, nous ne voulons pas démontrer qu’un autre monde est possible mais qu’il existe déjà », souligne Mathieu Fromont, « persuadé que le changement politique qui viendra ne fera que suivre les citoyens ».

Agir de manière collégiale, c’est aussi le fonctionnement qu’ont choisi les altercyclistes. Julie, Parisienne de 31 ans, est membre du collège solidaire de l’AlterTour. « L’association est remarquable dans sa politique d’accessibilité. Nous marchons en autogestion, si une personne vient avec une bonne idée, il y aura toujours une place pour l’exprimer », explique la jeune femme.

Organisatrice d’étapes, elle suit l’initiative pour la troisième fois. « L’AlterTour est facteur de changement. Certains étaient ingénieurs et ont quitté la ville pour devenir paysan, boulanger. Pour d’autres il s’agira de petits changements. J’étais très attaché à l’école républicaine, le fait d’avoir découvert des alternatives en manière d’enseignement m’a fait prendre conscience que l’on pouvait aussi faire autrement », souligne-t-elle, avant d’affirmer un sourire dans la voix, « avoir aussi été convaincue qu’il était possible de choisir un régime alimentaire végétarien tout en se régalant ».

« C’est l’anti voyage où on prend l’avion pour aller en club »

Cette idée de faire autrement, Cyril, Parisien comme Julie et qui en est à sa quatrième participation, y voit lui aussi un grand intérêt. L’an dernier, le quadragénaire est venu avec ses trois enfants âgés de 16 à 12 ans pendant une semaine. « Ils étaient sur un rapport d’égalité avec les adultes et cela leur a beaucoup plu. Tous les jours, on se rassemble pour décider des tâches du quotidien. Qui cuisine, fait la vaisselle, s’occupe des toilettes sèches, de réparer les vélos. Il n’y a pas de chef, pas de hiérarchie », souligne le père de famille.

Pour lui, ce voyage lent, « où l’on prend le temps de découvrir des endroits que l’on ne découvrirait pas autrement, de discuter sur la route en pédalant » est aussi un moyen de se rendre compte de la vigueur du monde militant. « L’AlterTour, c’est l’anti vacances en Grèce, où on prend l’avion pour aller en club. C’est aussi la mise en réseau de gens en lutte, qui font un travail qui fait sens. J’ai l’impression qu’il y a un renouveau de la vie collective, notamment sur des questions d’autonomie alimentaire. Voir des fermes écolos qui marchent bien, ça donne envie », conclut Cyril.

  • Complément d’infos :

. Si le tour est complet pour le mois de juillet, il reste encore quelques places du 14 au 20 août sur l’AlterTour mais aussi sur l’Échappée Belle organisée du 1er au 10 août.

Vanessa Vertus, Reporterre

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L’Altertour, un Tour de France pas comme les autres

En parallèle du Tour de France, l’AlterTour s’est élancé ce week-end depuis la région toulousaine pour sa dixième édition.

C’est un voyage à vélo un peu différent de celui du Tour de France … Quelques 300 cyclistes ont lancé le début de l’AlterTour à Ramonville ce samedi matin, pour 40 jours de parcours. Ils étaient ce dimanche à Toulouse

Haute-Garonne, puis Ariège, Catalogne, Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Ardèche, Drôme, Isère … jusque Valence le 20 août prochain. Le concept : rencontrer les acteurs de la transition via un parcours défini.

Les participants vont effectuer des haltes sur leur trajet pour découvrir des projets et visiter des lieux qui participent à l’émergence de l’économie locale, écologique et solidaire.

Retrouvez le reportage d’Andee Irosbehere et de Thierry Gardet à Toulouse

Martin Vanlaton

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Journée du 8 juillet : Accueil des participant-e-s à la Maison de l’Économie Sociale et Solidaire à Ramonville

1er jour de l’AlterTour 2017 ! Le rendez-vous est donné à la Maison de l’Économie Solidaire (MES) à Ramonville. Les arrivées des participant·e·s s’échelonnent depuis 9h, mais la plupart arrive vers midi ou dans l’après-midi. Plusieurs personnes sont à pied d’œuvre depuis la veille : rangement du camion et du minibus, courses, répartition du matériel, marquage, cuisine, etc.

Nous sommes accueillies par Elsa qui nous fait les premières présentations avec le fonctionnement de l’AlterTour : répartition des tâches, rangement des véhicules, vérification des inscriptions, essayage et récupération des t-shirts… Nous serons les prochaines à expliquer le fonctionnement aux futur·e·s arrivant·e·s.

La Dépêche du Midi est de passage, interviewe Mathieu et prend une photo de groupe pour un futur article.

Le déjeuner terminé, nous nous familiarisons avec le rangement du camion : excellent casse-tête pour arriver à tout rentrer de façon logique, tout en gardant une accessibilité relative aux différentes denrées et ustensiles.

L’après-midi est consacrée à la présentation de 3 projets :

  • la MES est rebaptisée « Collectif la Maison » depuis le renouvellement des associations et structures hébergées, à titre gratuit pour le moment, par la Mairie.
  • Roule Ma Frite avait pour objectif de départ de promouvoir la (bi)carburation à l’huile alimentaire usagée. La législation n’autorisant pas ce type de pratique, l’association continue de récupérer des huiles alimentaires usagées pour chauffer la maison (dispositif à finir de mettre au point). Le reste des huiles est envoyé en Espagne, qui autorise leur utilisation en tant que carburant. Par ailleurs, l’association propose un garage associatif/participatif avec la volonté d’apprendre aux gens à entretenir leurs véhicules avant de réparer.
  • PicOJoule existe depuis environ 1 an et demi. Une dizaine de personnes s’investit bénévolement pour réaliser un bloc sanitaire de camping alimenté par du biogaz produit par méthanisation de déchets organiques. Le bloc sanitaire, encore au stade expérimental, est fait majoritairement à partir de matériaux de récupération. L’opération du jour consistait à faire un apport de bactéries permettant d’activer la réaction de méthanisation, notamment celles contenues naturellement dans les bouses de vaches. Une réflexion est en cours sur les possibilités d’utiliser les litières de toilettes sèches pour la production de biogaz. Le projet suscite beaucoup de questions techniques. Nous finissons par une démonstration du processus.

Nous enchaînons ensuite avec une présentation du projet de Cloé, Émilie et Louise, « aînées » aux Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France, qui intègre, notamment, leur participation à l’AlterTour.

Nous finissons ces temps d’échanges par un tour de présentation collective de l’AlterTour et du fonctionnement, et des participant·e·s avec une météo de l’humeur de chacun·e.

Le repas est précédé de la suite du rangement du matériel, la préparation des vélos., et du briefing du lendemain. On essaie de ne pas traîner : ce soir nous allons à l’étape de Castanet-Tolosan du festival Convivencia !

Marina

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AlterTour : 300 citoyens à la rencontre des acteurs de la transition

À coups de pédale et par la force des mollets. Ce dimanche 9 juillet à 9 heures, l’AlterTour s’élancera de la Maison de l’Économie Solidaire à Ramonville-Saint-Agne. À la fois convivial et engagé, ce voyage à vélo à travers la France propose aux participants  d’aller à la rencontre des acteurs de la transition. Ce rendez-vous estival de la Transition écologique de plus de 300 cyclistes traversera la Haute-Garonne, l’Ariège, la Catalogne, les Pyrénées-Orientales, l’Aude, l’Hérault, le Gard, l’Ardèche, la Drôme, l’Isère et arrivera le 20 août à Graine de Cocagne à Valence.

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Pendant près d’un mois et demi, l’AlterTour traverse la France, à la rencontre des acteurs de la transition. Au programme, la visite de nombreux lieux et la découverte de projets qui participent à l’émergence d’une économie locale et résiliente : fermes agro-écologiques, écolieux, coopératives d’habitats, micro-brasseries, ateliers de réparation de vélo participatifs et solidaires, Sociétés Coopératives et participatives (Scop)… Le chemin des cyclistes les mènera également auprès de ceux qui résistent au « grands projets inutiles » initiés par le gouvernement. Parmi eux, Zones à Défendre, squats et collectifs variés. Sur les lieux d’accueil, les participants seront conviés à des chantiers participatifs ainsi qu’à divers ateliers pour comprendre les différents projets.

Découverte conviviale de projets inspirants et positifs

C’est déjà la dixième fois que l’AlterTour prend la route. La dernière édition, qui s’était tenue en 2016, avait été une vraie réussite, se réjouit Mathieu Fromont, organisateur de l’évènement : 320 participant.e.s à deux roues et 70 lieux visités sur un parcours de 1200 km, à raison de 3 heures de vélo par jour en moyenne. Les cyclistes ont été marqués par les « contrastes » observés en Loire Atlantique et en Bretagne où beaucoup de personnes agissent de manière isolée, malgré la volonté de citoyen.ne.s de porter les questions environnementales au niveau communal en renforçant la présence des habitants en politique et en privilégiant l’horizontalité dans la prise de décisions. Ailleurs, il ont rencontré bon nombre de collectifs, qui, à l’image de l’Ecocentre Trégor, proposent de réunir les habitants autour de nouvelles pratiques de partage et de simplicité volontaire.

Chacune des structures visitées montre, à son échelle, qu’il est possible de s’organiser localement pour modifier les structures de la société : « Ils veulent une alimentation bio et locale, des habitats à énergie positive, des déplacements doux… D’autres souhaitent changer de métier ou de lieux de vie pour être en cohérence avec leurs valeurs. D’autres encore veulent se regrouper pour agir collectivement en renforçant la résilience d’un territoire et en relocalisant l’économie. » La particularité de ces initiatives, c’est de transposer des valeurs fortes au cœur de projets concrets et accessibles, reproductibles ailleurs dans la majorité des cas.

Changer de modèle de société

Le modèle de société consumériste est arrivé à ses limites, insiste Mathieu Fromont qui rappelle que l’urgence d’agir ne fait plus aucun doute, puisque « nous connaissons tous l’impact de l’activité humaine sur le dérèglement climatique et la pollution des différents milieux de vie ». Face à ces enjeux, pouvons nous encore rester passifs ? Pour Mathieu Fromont, la réponse est non : « on peut attendre la prise de conscience des dirigeants politiques et même baisser les bras. Ce n’est pas l’option retenue par les participants de l’AlterTour. Ils savent que des solutions existent et qu’elles ne demandent qu’à être généralisées. Ils ont aussi conscience d’être les acteurs de leur propre vie et ne comptent pas se faire imposer un mode de vie ».

Et c’est bien dans cet esprit que se fera l’AlterTour une fois de plus, afin de « rendre hommage à ceux qui font le changement ». Et de montrer que les initiatives porteuses de sens se multiplient, partout en France comme ailleurs :  « De plus en plus conscients des conséquences sur nos vies du dérèglement climatique et de la pollution, bon nombre de citoyen-ne-s veulent changer leurs habitudes », explique Mathieu Fromont. En effet, « les actreur.rice.s de la Transition proposent des solutions concrètes pour sortir de l’impasse écologique dans laquelle nous emmène le mythe de la croissance infini. » De quoi concentrer notre regard sur les nombreuses possibilités qui s’offrent à nous dans l’espoir aussi mince soit-il d’un avenir serein.

Mr Mondialisation

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Le Tour de France écologique

Cyclisme

“Quand on partait sur les chemins à bicyclette”, la chanson d’Yves Montand est toujours d’actualité. Et cette fois, c’est pour mettre la France au vert ! Pour la 10e année consécutive, l’AlterTour, le Tour de France des alternatives énergétiques, s’élancera sur les routes à la rencontre des actrices et des acteurs de la transition. Le départ officiel sera donné lundi 10 juillet à la maison de l’économie solidaire à Ramonville-Saint-Agne.

Les 320 Altercyclistes parcourront 1 200 kilomètres en six semaines à la découverte de 104 alternatives en Occitanie, Catalogne et Rhône-Alpes. Ils termineront leur parcours le 20 août 2017 à Valence. Sur les chemins de la transition.

2016-08-20_14.51.49_1149Découvrir des alternatives énergétiques

«Fermes agroécologiques, écolieux, coopératives d’habitats, ou encore micro-brasseries, depuis quelque temps les initiatives green fleurissent à travers la France. Les individus ne peuvent plus et ne veulent plus fermer les yeux sur les conséquences dramatiques du dérèglement climatique. C’est la raison pour laquelle ils sont de plus en plus nombreux à modifier leurs habitudes, convaincus que chacun, à sa manière, peut changer les choses.» comme l’explique Mathieu Fromont, coordinateur de l’AlterTour.

Sur les étapes, des visites, des chantiers collectifs et des soirées festives seront organisés afin d’apprendre à connaître les accueillants et leurs activités. Ils auront à cœur de partager leurs expériences, leurs chemins de transition, mais aussi le déclic qui leur a permis de changer de vie.

Aujourd’hui, à la maison de l’économie sociale et solidaire à Ramonville : de 13 h 30 à 14 heures, rencontre avec roule ma frite. De 15 heures à 16 heures : présentation de l’AlterTour. De 16 heures à 18 heures : causerie avec Los Wemblers dans le cadre du festival Conviviencia à l’Ecluse à Castanet.

Demain à Toulouse : de 10 heures à 17 heures : balade Alterna (c) ive à travers Toulouse avec les voyageurs de Via Brachy à la rencontre des actrices et des acteurs de la transition.

Lundi 10 juillet : départ officiel Ramonville – Montaigut sur Save.

Suivez toutes les étapes sur : http ://www.altercampagne.net https ://www.facebook.com/alter.tour https ://twitter.com/altertour

La Dépêche du Midi

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